Commerce de proximité et Internet – part.1 30 avril 2008
Posté par Mickael VILLAIN dans : e-commerce , 2 comments
Imprimer le billet
Ajouter le billet
Les nouvelles technologies de l’information et de la communication engendrent de nouveaux comportements, de nouvelles habitudes. Le commerce de proximité peut-il y échapper ? Nombreux sont les commerçants encore tout à fait persuadés que l’Internet ne les concerne en rien. Est-ce si sûr ?
Première partie : état des lieux
Dernières nouvelles du Web : le commerce de proximité est menacé aussi par l’Internet
Le commerce de proximité est concurrencé comme tout acteur du marché, mais il l’est par des acteurs aux moyens et aux ambitions démesurées par rapport à sa taille. La grande distribution regroupe les concurrents les plus visibles. Et cette concurrence des grandes surfaces, éternel débat, vaste sujet, prend un tour nouveau avec les nouvelles technologies. Les grandes enseignes de la distribution ont pris définitivement le virage de l’Internet, distançant un peu plus le commerce local. Voici donc les Cybermarchés, qui ont pour nom Hourra.fr (Cora), Ooshop (Carrefour), Auchan Direct (…Auchan, je pense)…
Pour aller plus loin, on voit fleurir chez elles de nouvelles offres spectaculaires, s’appuyant sur les réseaux en place : les drives. Longuement présenté sur ce lien ici ce concept peut-être développé par un nouvel entrant, tel Chronodrive, également présenté ici (merci à Régis Dabo…) mais il est souvent adossé au réseau des grandes marques tel AuchanDrive ou Expressdrive de LECLERC. C’est la dernière barrière levée sur la vente en ligne : plus de crainte au paiement car il est possible lors du retrait, plus de contraintes d’horaires de livraisons pour le client (comme pour le livreur, d’ailleurs), et surtout suppression du coût de la livraison. Pour être complet, on notera les systèmes mis en place par Intermarché (Expressmarché.com) ou Franprix-LeaderPrice (Coursengo.com) qui offrent le choix : retrait en magasin ou livraison à domicile.
Un site marchand ouvre ses portes virtuelles toutes les deux heures signale le magazine Points de Vente du 7 avril 2008 qui consacre un article aux nouveaux marchés du net. Je ne reviendrai pas sur la déco, les cadeaux, le matériel informatique, hi-fi, logiciels. Je ne reviendrai pas sur les puces et brocantes, largement concurrencées par E-Bay. Je ne reviendrai pas sur les agences de voyages en ligne, les banques et assurances à distance.
Je ne reviendrai pas sur l’alimentaire développé par la grande distribution et les enseignes spécialisées sur le frais, le surgelé ou le thématique (vin, huiles, épices, coffrets cadeaux, bio, terroir ou encore boucherie…).
Je ne reviendrai pas sur les biens culturels : Amazon, Fnac et le téléchargement ont pris le pas sur les libraires ou disquaires et la location de vidéo est concurrencée par le Vidéo à la demande, qui offre un confort certain (on ne sort pas de chez soi) et un choix tellement plus large.
Je ne reviendrai pas sur la presse (sites d’informations des quotidiens mais aussi numérisation des magazines chez Relay) ou des jeux de grattage chez la Française des Jeux, dont les avatars en ligne gagnent sans cesse en popularité.
Par contre, il est important de souligner qu’à la suite des boutiques en ligne de tee-shirt personnalisables, tout le marché de l’habillement suit la tendance on-line : les traditionnels acteurs issus de la Vente Par Correspondance (La Redoute, VertBaudet…) présentent et vendent en ligne depuis longtemps. Plus étonnant et plus surprenant : les articles de sports se trouvent sur Internet, les chaussures se trouvent sur internet. Les internautes se laissent donc même convaincre d’acheter des chaussures sans les essayer. Et Points de Vente (op. cit.) d’évoquer Sarenza.com ou Spartoo.com (un des 25 sites les plus visités de France avec 150 000 visiteurs uniques par mois). Leurs arguments ne manquent pas de poids : choix énorme (300 marques chez Sarenza), retour des achats possibles sous un long délai, outils de zoom, de recherches, de manipulation virtuelle pour compenser l’absence de toucher… De même, Telemarket, un cybermarché indépendant accueillant 800 000 visiteurs par mois, ouvre une boutique virtuelle de vêtements de mode.
Tous les secteurs de la vente sont concurrencés par l’Internet. On l’annonce depuis longtemps, cela se concrétise de plus en plus dans les faits et les exemples évoqués dans cet article ne sont que quelques illustrations. Le commerce de proximité peut-il survivre en ne s’appuyant que sur un frein aujourd’hui identifié à la vente à distance sur l’Internet qu’est la problématique de la livraison ?
Pour lever ce frein, les sites de E-Commerce et les prestataires logistiques multiplient les initiatives pour augmenter les solutions de dépôt : après les Relais Colis, après les relais Kiala, Chronopost a lancé des chronorelais dans 3000 bureaux de tabac. Avec ces services, on vous envoie un message pour vous prévenir dès l’arrivée de votre colis par SMS, par téléphone, par e-mail…On peut toujours vous dire où se trouve votre colis. Et vous pouvez renvoyer aussi facilement les colis.
Pour ce qui est du paiement en ligne, il progresse sans cesse : tout n’est qu’une question d’habitude. Avec l’engagement de Nicolas Sarkozy d’un accès de toute la population française au haut-débit en 2012, les usages et les habitudes risquent d’être encore pas mal chamboulées dans les 5 ans à venir…
Conclusion, il ne faut surtout pas s’appuyer sur les freins de la vente à distance pour justifier de ne rien faire sur le net : les relais de livraisons ou les solutions « drive » en sont l’illustration. Ces freins sont méthodiquement et consciencieusement levés. Il faut donc réagir : une seconde partie à cet article donnera les pistes.
Autres billets en relation avec le sujet :
Quand la RFID est au coeur de l’Internet des objets (Web 3.0) ? 29 avril 2008
Posté par Frédéric SIMONNET dans : Nouvelles technologies , add un commentaire
Imprimer le billet
Ajouter le billet
D’après Xavier DALLOZ, consultant : « c’est la base de la troisième vague de l’Internet : après celle du trafic, et celle de l’audience, voici celle de l’implication des internautes avec les objets connectés ». Entre autre, le mobile muni d’un lecteur RFID devenant ainsi l’interface entre l’objet (muni d’une étiquette RFID), le service et le consommateur.
« Le téléphone de demain, ce sont les datas : on utilisera de plus notre mobile comme un scanner de tags RFID. Il deviendra aussi naturel pour l’utilisateur d’avoir un lecteur RFID embarqué dans son téléphone qu’un appareil photo. », estime lui aussi Nicolas PAUVRE, chef de projet spécialiste de l’Internet des objets chez GS1, organisme de standardisation auprès des entreprises.
L’air du « machine to machine » ou « M to M » ou « M2M »
Le technologie « M to M » permet par exemple qu’un serveur central puisse échanger des informations à distance avec divers équipements nomades (téléphones mobiles, PDA…). De nombreux services pourront voir le jour comme :
- recueillir des informations sur un produit,
- assurer la traçabilité de produits,
- gérer à distance (flotte de véhicules, maintenance en cas de panne, services à la personne…),
- …
Pour en savoir plus dans le cadre du projet Européen « ASPIRE » concernant les solutions RFID, le pôle traçabilité de Valence organise les jeudis de 10h à 16h – 4 journées d’information sur la technologies RFID :
- 29 avril (secteur : Santé),
- 14 mai (secteur : Métallurgie),
- 20 mai (secteur : Logistique),
- 27 mai (secteur : Agroalimentaire)
Pour tous renseignements sur les journées : Pôle Traçabilité – Julien VINAY au 04 75 78 41 80 ou jvinay@poletracabilité.com
Autres billets en relation avec le sujet :
Web 2.0 : Quand les dépenses et surtourt les usages des entreprises vont croître de manière spectaculaire à l’horizon 2013 ? 28 avril 2008
Posté par Frédéric SIMONNET dans : Usages Web 2.0, Web 2.0 , 1 comment so far
Imprimer le billet
Ajouter le billet

Carte de l’environnement du Web 2.0
(source : d’après une carte anglaise trouvée sur Internet, Original : Markus Angelmeier)
Effectivement, le plus haut de la vague des activités dites Web 2.0 est encore à venir concernant l’usage professionnel de ce mouvement. En effet, on estime à un rythme de croissance de près de 40% par an des dépenses dans les technologies de réseaux sociaux, flux RSS, wikis, blogs et autres mashups (source : L’Atelier – une société de BNP PARIBAS).
Ces technologies qui visent à favoriser l’interaction entre les hommes, le contenus et les données, soit la définition du Web 2.0, enregistrent les plus hautes prévisions sur cinq ans d’après les analystes du Forester.
Actuellement, ces applications visent des activités internes à l’entreprise qui pour le plus souvent améliore la productivité interne à l’organisation. Cette tendance s’inversera vers 2009, estime le Forester. Le cabinet d’analyse prévoit en effet que le Web 2.0 se développera à des fins de relations externes à partir de cette période.
Le rôle commercial et marketing que joueront les technologies sera plus central à l’avenir. Les blogs, forums et applications de partage de contenus assureront plus encore l’interface entre les clients et l’entreprise.
Autres billets en relation avec le sujet :
Dossier sur les plateformes de e-commerce 14 avril 2008
Posté par Mael LE HIR dans : e-commerce , 1 comment so far
Imprimer le billet
Ajouter le billet
Grégory (du blog français dédié à l’e-commerce Wizishop) a décortiqué les principales plateformes d’e-commerce sur 120 pages. Pour profiter de ce travail colossal de comparaison,
- vous pouvez le lire sans le télécharger sur Scribd,
- ou vous rendre sur Wizishop où le document est disponible au format PDF.
Autres billets en relation avec le sujet :
La toile de 1 à 3 ou du World Wide Web au Web 3.0 8 avril 2008
Posté par Frédéric SIMONNET dans : Internet, Web 2.0 , 1 comment so far
Imprimer le billet
Ajouter le billet
« REPERES (source : le Monde – 6 avril 2008)
WWW : World Wide Web ou toile (d’araignée) mondiale basé sur des applications Internet, fondées sur la navigation entre les pages de sites Internet à l’aide de liens hypertextes et utilisant le protocole http (HyperText Transfer Protocol), créée en 1989 par Tim Berners-Lee.
Web 1.0 : Désignation de la première version du Web d’Internet (tient du slogan marketing).
Web 1.5 : Evolution du Web utilisant des pages dynamiques avec remise à jour (utilisation de bases de données).
Web 2.0 : Terme inventé par Dale Dougherty et popularisé en 2004 pour désigner les applications interactives et la possibilité pour un site d’exploiter des informations provenant d’autre site, par exemple les flux RSS ou les widgets.
Web 3.0 : Internet des objets. Evolution du Web permettant d’attribuer une adresse Internet à des objets munis d’une puce électronique (RFID) leur permettant de communiquer entre eux et avec des sites sur la toile.
Déjà 10 ans qu’Internet modifie la communication ou le fonctionnement de l’entreprise. Aujourd’hui, nous sommes en train de passer d’une automatisation de l’activité interne de l’entreprise à une automatisation des échanges entre les entreprises. Et quel meilleur outil pour le faire qu’Internet ?
Comme par exemple sur le site de « seloger.com » qui géolocalise ses petites annonces sur Google Maps et permet ainsi pour ses visiteurs, d’identifier sur une carte l’endroit où se trouve la maison de leurs rêves. Dans ce cas, seloger.com utilise les ressources sous-jacentes du Web pour augmenter la valeur de son information.
Le futur, l’Internet des objets ?
Le principe consistera à déléguer à des machines des tâches à réaliser via des objets qui communiqueront entre eux au travers du Web (3.0 !) A suivre…